Je n'avais rien demandé. Encore moins à toi. Ton indifférence m'était devenue habituelle. J'étais juste mal. Mal à en crever. Mal, au point de vouloir commettre l'irréparable. Et tu as décidé d'entrer dans ma vie, comme ça, tu t'es dit que si personne ne faisait rien pour moi, toi, tu serais là. Et ça a été le cas. Ca a duré des mois. Des mois durant lesquels tu m'as empêchée de tomber au plus bas. Tu étais là pour me relever. Très vite, tu m'es devenue indispensable. J'ai commencé à bâtir ma vie autour de toi, tu étais mon unique rayon de soleil. J'allais mieux, j'allais même bien, au creux de tes bras. Avec toi, pour la première fois de ma vie, j'ai su ce qu'était le bonheur. Le vrai, celui qui fait pleurer tellement on est bien, qui nous donne envie de nous battre. Je ne m'imaginais plus continuer sans ta présence. Je voyais tout à travers toi, ton sourire était ma lumière, tes bras étaient les remparts qui empêchait le mal de pénétrer en moi. Et puis il y a eu Londres. Un voyage qui a changé notre vie à tout jamais. Je me souviens de nos paroles exactes. C'était tellement beau, tout ce que l'on s'est dit. Tout comme ce qui a suivi... A partir de ce moment précis, dès que tu m'as avoué que tu m'aimais, je ne voulais plus te lacher. C'était toi, celle qui pouvait changer ma vie à tout jamais. En effet. C'est bien toi. Chacun de tes actes, chacune de tes paroles, tout est ancré en moi, et n'en sortira jamais. J'avais rencontré des tas de personnes. Mais toi, tu étais bien au-dessus. Et mon amour ne cesse de grandir jour après jour. Ca fait plus de deux ans que ça dure. Je me souviens encore de ces moments, de ces quelques soirées "amicales" que l'on passait chez toi... Tu approchais ton visage, si près que je sentais ton souffle chaud s'échouer contre mes lèvres. Je n'avais qu'une envie, m'approcher encore, juste de deux ou trois centimètres, à peine ce qu'il manquait pour que je puisse espérer un baiser. C'était au tout début. C'était avant que Dieu nous haïsse parce que tu avais enfin décider de m'embrasser, oui, mais devant une église.
Tu as comblé tous les manques qui me rongeaient depuis toujours. Tu as rempli tous les rôles de ma vie. Tu es tout ce que j'espérais, et plus encore. Tu es simplement l'Amour de ma vie. Celle auprès de qui je veux me réveiller chaque matin de ma vie. Je veux faire de toi une Reine. Je t'aime. Et malgré tout, rien ni personne ne pourra jamais changer quelque chose à cela.
Mon besoin de débauche s'est consummé à la flamme de ses yeux.
Dans tes bras, j'oublie tout. C'est quand même incroyable. Plus rien n'existe. Le monde alentour disparaît soudainement, les paroles des autres se font silence, les rires des enfants s'étouffent, seuls comptent les rayons du soleil sur ta peau dorée. Ta peau d'ailleurs si douce, que je pourrais caresser durant des heures... C'est fou, j'aime tout de toi. Je commence même à aimer celle que tu es devenue, malgré le fait que ce soit une des choses les plus dures que j'ai eu à accepter. Mais je m'y fais. Tu le sais, je me ferais à tout avec toi. Oui, à tout. Ce qui fait du bien, comme ce qui fait du mal. C'est difficile sur le coup, mais avec ton aide, ce n'est pas tragique. Pas entièrement, du moins. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi, mais dès que je dois écrire une chose que tu liras, mes mots se mélangent, tout en moi devient flou. Ce n'est pourtant pas mon genre, toi-même tu sais. Mais avec ce défaut, je voudrais que tu comprennes que je te parle à coeur ouvert, malgré tout. Il le faut bien. Je suis incapable de réellement te parler, alors il a bien fallu que je trouve une solution un peu plus simple.
Plus le temps passe, et plus la certitude de mon futur avec toi devient forte. Je veux réapprendre le bonheur avec toi, la magie de me réveiller à tes côtés, ton sourire des plus beaux jours, la joie de ton regard, toi, rien que toi. Tu es la Seule et Unique personne qui ait comptée pour moi. Je ne m'attache pas, à personne, on le sait toutes les deux. Mais avec toi, je suis incapable d'expliquer ce qu'il s'est produit. Ce fut comme un puissant éclair, de ceux qui nous foudroient sur-le-champ. Je n'ai rien pu faire contre cela. Le temps que je réagisse, mon coeur t'appartenait déjà.
I__b e l o n g__t o__y o u__.